PKP au PQ : vers le but commun

10 mar 2014 par

Crédits : Marie-Reine Materra

Crédits : Marie-Reine Materra

La nouvelle a eu l’effet d’une bombe. Honnêtement, même si je sentais que c’était une bonne chose pour la cause, je n’étais pas certaine de me réjouir. Toutefois, ce sentiment mitigé fut de courte durée. Je m’explique.

L’image d’un PQ socialiste est une image construite en grande partie par QS. Le PQ est, et a toujours été, une union des forces indépendantistes, qu’elles soient de la gauche ou de la droite. C’était vrai au temps de Lévesque, c’est vrai encore aujourd’hui. Dans les années 80, la majorité penchait plus à gauche qu’à droite… Là, c’est le contraire et c’est ce qui complique la vie de Pauline. Si la droite s’approprie la majorité, c’est que la gauche la laisse faire. Ça fait réfléchir non?

Si on regarde ça froidement, l’indépendance ne peut pas se faire seulement avec la droite ou seulement avec la gauche. L’avantage d’un parti qui a les deux allégeances (gauche/droite) c’est que les débats se font de l’intérieur (même si ça sort!) et que les décisions sont prises en fonction de la souveraineté, soit l’objectif qui réuni tous les membres. La démocratie c’est ça aussi. Des débats gauche-droite pour atteindre le centre le plus possible.

Il est impératif de devenir indépendant si on veut un jour mettre en pratique les idéaux de QS. Pour y arriver, tous les souverainistes convaincus doivent faire front commun et travailler ensemble MALGRÉ LEURS DIVERGENCES. L’indignation de Françoise David, le jour de la nomination de PKP, voulant qu’elle ou aucun membre de QS ne s’assoira aux côtés de PKP s’avère à la limite intégriste… Cela signifie qu’elle ne veut pas parler, discuter et travailler avec des gens qui ne pensent pas comme elle, pour le bien du Québec! Pour un élu, c’est inacceptable de mon point de vue.

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Tout ça pour dire que je n’aime pas PKP, mais qu’il plonge dans l’arène politique pour faire l’indépendance me réjouit! La nouvelle est excellente pour le PQ, qui devient inattaquable sur l’économie, mais aussi pour le Québec. Cette candidature remet la souveraineté à l’avant-plan. Les ONistes auront bien du mal à se distinguer dans cette campagne.  Quant aux solidaires, qui s’indignent d’une telle nomination, j’ai une question pour eux : où est votre tolérance et votre ouverture d’esprit qui vous permet de juger (et condamner!) les prochartes? Vous énoncez à grands cris que l’on doit accepter les autres tels qu’ils sont, de les écouter et de les accepter contre vents et marées en faisant fi des peurs et des préjugés, mais exercer le pouvoir avec des citoyens de droite vous est insupportable. N’est-ce pas paradoxal?

L’indépendance du Québec se veut inclusive et par conséquent, elle doit se faire avec TOUS les souverainistes, qu’ils soient de gauche ou de droite. Unissons-nous, pour amorcer le solage de ce pays. Ensuite, et seulement ensuite, nous pourrons nous disputer la couleur des murs!

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