Élection 2014 : Quand le pire nous pend au bout du nez

25 Mar 2014 par

Ce matin, le sondage de Léger me déprime autant qu’il me met en colère. Je vous avoue que, plus le temps passe dans cette campagne et plus j’ai du mal à tolérer l’intransigeance de QS. Vous souvenez-vous du débat qui a secoué le Québec il y a quatre ans? Price ou Halak? Depuis cette époque, des fans inconditionnels d’Halak détestent si profondément Price que, même s’il gardait les buts pendant toute une game sur la tête, ils attribueraient la victoire à la chance. Pour ces haters, Price est surévalué, et ce, même s’il a procuré au Canada une médaille d’or aux derniers JO. Faut vouloir haïr quelqu’un et encore plus s’obstiner à avoir raison envers et contre tout, même l’évidence.

Comme le soulignait justement Geneviève l’obstineuse dans un billet aussi vitriolique que savoureux, quoique fasse le PQ, ce ne sera jamais assez pour QS. Jamais! Pourtant, à la lecture de son billet vous verrez ce qu’a accompli le PQ en moins de 18 mois est plus que significatif pour l’environnement. La question que l’on doit se poser à la veille de ces élections c’est : voulons-nous d’une nouvelle ère libérale ou les p’tits amis se graisseront la patte sur notre revers de chemise en souriant à grandes dents? Pour moi c’est la SEULE question à se poser. Ce à quoi mes amis QS ou ON ressortent les mêmes arguments.

Le droit de voter selon leurs convictions

Soit! Cela est louable. Ici je demande, mais à quel prix? En considérant le court bilan péquiste, qui j’en conviens n’est pas parfait, a-t-on le droit moral de ne penser qu’à soi? Parce que c’est de ça dont on parle. Voter pour QS ou ON, dans les comtés autres que Gouin et Mercier, servira concrètement à quoi pour le Québec? À faire réélire les libéraux… rien de moins!

Ce à quoi on me répond ensuite que le PQ s’est trahi, qu’il a changé et qu’il se nuit à lui-même parce qu’il est trop à droite. Là, j’ai envie de disjoncter grave! La gauche, qui a déserté le PQ à l’ère Bouchard pour voler en solo, crie maintenant à la supercherie de leur ancien parti. Avouez que c’est un comble! Comme je l’écrivais dans mon billet du 10 mars, le PQ est et a toujours été un parti de coalition. Lise Payette le rappelait justement dans cet article. Si le PQ tend vers la droite, c’est que la gauche a décidé de ne plus se battre de l’intérieur. Il est vrai qu’il est nettement plus simple de débattre avec des gens qui pensent comme nous…

 

La souveraineté d’abord!

Je partage cet avis, mais encore faut-il se donner la chance de la rendre possible! En élisant systématiquement le PLQ, on y arrivera jamais. La simple possibilité d’un référendum refroidit considérablement le vote vers le PQ comme le montre le sondage Léger de ce matin. Ceux qui veulent que le PQ se fasse élire en promettant un référendum à tout prix, et qui refusent de voter PQ parce que cette promesse n’est pas sur la table, ne donnent même pas à ce parti la chance d’accéder au pouvoir dans l’espoir éventuel de réaliser cette foutue indépendance!?! À ceux-là je réponds que voter pour le PQ, c’est se donner la chance de voir ce référendum poindre son nez  à l’horizon. Voter autrement c’est accepter de le mettre au rancart, sans doute pour longtemps!

L’union fait la force

Comme je l’écrivais samedi, jamais un état n’est parvenu transformer sa société démocratiquement, sans prendre les armes ou la rue de manière massive, sans une union des forces progressistes. Ça, c’est un fait vérifiable! Au Brésil, pas de Lula sans ses alliers temporaires pour accéder au pouvoir, qui lui en ont fait voir de toutes les couleurs pendant ses deux mandats. Et à vous qui me répétez sans cesse que le PQ n’est plus ce qu’il était je répondrai, le PQ est ce qu’il est devenu parce que vous l’avez laissé tombé. Et si par malheur le PLQ prend le pouvoir, c’est tout le Québec qui devra payer le prix, et pour longtemps!

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