Élections 2014 : un mythe hindou pour illustrer un propos

22 Mar 2014 par

886196_10152179595556310_368794284_oCeux qui me connaissent le savent, la découverte de la mythologie hindoue m’a transformée. Pour la création du troisième tome de Hannicar, j’ai lu les grandes épopées indiennes, écrites il y a plus ou moins 2000 ans, et toujours étudiées par les enfants de l’Inde. Pour faire simple, et surtout pour illustrer mon propos, je vous dirai que cette mythologie, à l’instar de plusieurs autres et parmi celles-ci celles des Mayas, divise le temps sur Terre par périodes qui prennent fin au bout de X milliers d’années pour que naisse une autre ère.

Dans l’hindouisme, ce phénomène s’illustre par le sommeil de Vishnu. Lorsque Vishnu dort, tout meurt et lorsqu’il s’éveille, un monde nouveau s’amorce. C’est pourquoi cette religion comporte plusieurs mythes de création. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est le barattement de l’océan.

Pour les plus curieux, vous pouvez lire l’extrait du premier tome des Sidouri reproduit ici aux fins de l’exercice. Mais pour ce billet, ce que l’on doit savoir, c’est que pour faire renaître le monde, les dieux doivent accepter d’unir leurs forces à leurs pires ennemis, les asura. Ces démons incarnent le mal et guerroient sans relâche contre les dieux afin d’obtenir le pouvoir et diriger les trois mondes (celui des dieux au ciel, celui des hommes sur Terre et celui des asura sous Terre). Mais contrairement aux méchants de nos histoires, ceux-ci sont utiles et nécessaires, et parfois même touchants. C’est l’union des forces divines et démoniaques qui rend possible l’émergence d’un nouveau monde où tous les espoirs sont permis.

Ces dernières semaines, ce rêve que je ne croyais plus possible, sans être enfoui bien loin, a ressurgit. La possibilité, aussi infime soit-elle, de voir l’indépendance du Québec retrouver ses ailes me donne espoir. Mais, simultanément, le PLQ monte dans les sondages. Il n’y a pas à dire, les Québécois sont bipolaires! Car après 12 ans de règne chaotique ayant suscité la colère de la population, après toutes les perquisitions de l’UPAQ dans leur bureaux, toutes les allégations de financement illégal et la proximité de Couillard avec un couple véreux, mes concitoyens sont prêts (Oui, oui! Comme dans « Nous sommes prêts! ») à réélire ce parti. Cet état de fait se compare pour moi avec cette fin du monde évoquée plus haut.

Photo tirée du mur Facebook de Frédéric Dénommé

J’entendais jeudi, notre Armand Vaillancourt, profiter de son passage chez Catherine Perrin, inciter les gens à voter PQ. Dans son propos, on sentait à la fois l’urgence, l’espoir et le rêve. L’illustre sculpteur a choisi de s’allier à un parti, qui n’est pas parfait et ne répond pas à tous ses idéaux, dans l’espoir de voir l’impossible se réaliser. Vaillancourt a comprit qu’il est grand temps de mettre de côté nos divergences pour contrer l’inévitable. Pour ceux et celles dont l’objectif premier est l’indépendance du Québec, le vote stratégique s’impose. Après tout, la prise de pouvoir de gouvernements « révolutionnaires » a été rendue possible grâce à la réunion d’intérêts divergents.

La création d’un nouveau monde, tout comme celle d’un pays, commande l’union des forces souverainistes. Rappelez-vous que l’indépendance ne se fera jamais sans ceux qui ne pensent pas comme vous. Et le monde meilleur dont nous rêvons ne verra jamais le jour dans une province canadienne.

Contribuer à mettre au pouvoir les libéraux, c’est aussi accepter de vivre sous le joug de Harper. C’est continuer à se laisser casser du sucre sur le dos en disant merci. Voter avec votre tête, c’est aussi ça…

Moi, je voterai comme toujours avec mon cœur ! Le PQ est la seule voie possible pour éviter tout ça.

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  1. Élection 2014 : Quand le pire nous pend au bout du nez | La Sorcière de Saint-Julien - […] je l’écrivais samedi, jamais un état n’est parvenu transformer sa société démocratiquement, sans prendre les armes […]

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